Avion d'Antoine de Saint-Exupéry : conférence au cinéma Cannet Toiles

conference st exupery 

C'est devant des spectateurs captivés que vendredi Philippe Castellano – spécialisé dans la recherche d'avions disparus – a donné, à l'invitation de l'ANRA (Amicale Nationale des Retraités de l'Audiovisuel), une conférence sur la découverte de l'épave du « Lightning P38 », en 1998 au large de Marseille.

Plus de 50 ans après la disparition de l'avion (le 31 juillet 1944), les recherches avaient enfin été fructueuses et c'est cette pugnacité qu'a retracée le conteur au travers de documents d'époque inédits... Du numéro d'immatriculation – « déchiffré » sur l'un des moteurs – à la propre gourmette* de l'aviateur, de nombreux débris seront par la suite remontés et permettront l'identification formelle de l'épave. Débris toujours visibles au Musée de l'Air du Bourget... Par le biais d'anecdotes, souvent vécues – lui-même ayant eu la chance de plonger à 60 mètres de profondeur, sur les lieux de l'épave – Philippe Castellano a su rendre son récit passionnant, et par là-même devenir acteur de l'Histoire...

 

* Histoire dans l'histoire : la gourmette de Saint-Exupéry...

Octobre 1998, Henri-Germain Delauze plonge ses doigts au fond d'une petite bourse en cuir rouge et en ressort un bijou : une épaisse gourmette d'argent, dont seuls subsistent la moitié des maillons, noircis par le sel et le temps...
Sur la plaque d'identité, trois lignes gravées : "Antoine de Saint-Exupéry (Consuelo), c/o Reynal and Hitchcock Inc, 386 4th Ave, N.Y. City, USA".

Pour le président-fondateur de la Comex, société marseillaise spécialisée dans les travaux sous-marins, ces quelques mots authentifient la découverte :

–    « Consuelo » est le prénom de la jeune femme d'origine argentine que Saint-Exupéry avait épousée au château d'Agay peu avant la guerre.
–    « Reynal and Hitchcock » sont les éditeurs américains qui ont publié la première traduction anglaise du Petit Prince, en avril 1943 (avant même la parution en France).
–    L'adresse est bien celle des locaux qu'occupaient Reynal and Hitchcock dans les années quarante...

Une légende n'aurait pu être plus belle que la vérité : c'est bien un pêcheur qui a retrouvé le bijou au large des calanques marseillaises... La boucle est bouclée, la gourmette retrouvée...